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The Gwen's Famous World

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Björk

Björk sur scène, Hurricane Festival de Brême, 2003

Björk sur scène, Hurricane Festival de Brême, 2003

Björk Guðmundsdóttir est une musicienne, chanteuse, compositrice et actrice islandaise. Elle est née le 21 novembre 1965 à Reykjavík.

Il est difficile de la faire entrer dans une catégorie précise. Electro-pop, pop underground, pop intelligente sont autant de qualificatifs qui peuvent lui être attribués. Sa musique est de son propre aveu profondément ancrée dans la pop, mais Björk a su en repousser les limites.

Björk grandit en Islande aux côtés de sa mère, dans une communauté hippie. Dès l'âge de cinq ans, elle est inscrite au Barnamúsíkskóli Reykjavíkur, une école de musique où elle apprend le piano et la flûte et découvre de grands compositeurs classiques comme Stockhausen, Mahler ou Debussy.

Björk enregistre son premier album à l'âge de 11 ans, en 1977. L'album, simplement intitulé Björk, est tiré à quelque 5000 exemplaires, si bien qu'il devient un grand succès et disque d'or en Islande. L'adolescence de Björk est marquée par son appartenance à un grand nombre de groupes locaux. On retiendra principalement Tappi Tíkarrass, seul groupe de ses toutes jeunes années à avoir laissé une trace discographique : l'album Miranda.

En 1983, Björk crée avec quelques amis le groupe punk KUKL, le premier dont les chansons vont traverser les frontières islandaises. Bien que le succès soit très limité et cantonné au Royaume-Uni, c'est là un premier pas vers une carrière internationale.

En 1987, les membres de KUKL sabordent le groupe et fondent The Sugarcubes, qui deviendra vite le groupe islandais le plus célèbre au monde (à l'époque). Ayant produit trois albums (sans compter un album de remixes et une anthologie), The Sugarcubes connaît un succès incroyable (même si ce succès se centre assez vite sur la personnalité de sa chanteuse, c'est-à-dire Björk) et part en tournée dans le monde entier. Parallèlement, Björk commence à vivre ses premières expériences de collaboration extérieure, enregistrant deux chansons pour 808 State, un groupe de house britannique. Elle sort également Gling-Gló, un album de jazz composé principalement de reprises en islandais de standards du genre.

1992 voit la séparation du groupe, toujours en plein succès. En 1993, Björk part s'installer à Londres pour y enregistrer son premier album solo, Debut, avec la collaboration de Nellee Hooper. Le succès, tant public que critique, est à nouveau au rendez-vous et pousse Björk à entamer une nouvelle tournée mondiale, lançant ainsi un rythme de travail qu'elle n'a jamais délaissé jusqu'à ce jour : un album, une tournée.

À partir de là, les albums se suivent et ne se ressemblent pas. En 1995, sort Post, puis Telegram, une collection de remixes de chansons de Post, sort en 1996. Échappant à un attentat lorsque la police londonienne met la main sur un colis piégé à l'acide lui étant destiné, elle décide de quitter Londres pour s'installer en Espagne où elle enregistre partiellement Homogenic, qui voit le jour en 1997.

2000 est une année particulière pour Björk. Dancer in the Dark, le film de Lars von Trier, sort sur les écrans. Elle y incarne le personnage principal et en compose la musique, que l'on peut retrouver dans le mini-album Selmasongs. L'actrice ainsi que le film sont récompensés au Festival de Cannes. Une des chansons du film est également nommée aux oscars.

Vespertine, son quatrième album solo, sort en 2001. La même année, elle sort un livre, constitué de photos, de dessins et de quelques textes, laissant la place à plusieurs de ses collaborateurs artistiques, notamment les réalisateurs de ses clips[1]. En 2002, Björk produit Greatest Hits. Enfin, en 2003, les fans découvrent Live Box, un coffret constitué de quatre CDs et d'un DVD de chansons enregistrées en concerts. Björk s'installe à New York en compagnie de son nouveau compagnon, le plasticien Matthew Barney et donne naissance à son deuxième enfant, Isadora.

En 2004 Björk enregistre Medúlla, un album entièrement consacré à la voix humaine, pour lequel elle s'entoure de plusieurs chanteurs. La chanteuse est également invitée à participer à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques d'Athènes (lors de laquelle elle interprète Oceania, chanson majeure de Medúlla).

En 2005 sort l'album Drawing Restraint 9, bande originale du film éponyme de son partenaire Matthew Barney (sortie au cinéma au printemps 2006).

En 2006 elle fait des collaborations avec Antony, Joanna Newsom et Toumani Diabaté enregistrées entre l'Islande et la Jamaïque.

Son dernier album, Volta, est sorti en mai 2007. Il contient 10 morceaux, dont Earth Intruders, premier single de l'album.

Principaux aspects de sa musique [modifier]

Björk en concert au festival Ruisrock, en 1998 à Ruissalo
Björk en concert au festival Ruisrock, en 1998 à Ruissalo

La première chose qui frappe en écoutant Björk, outre sa voix puissante, c'est cette façon très étrange de scander les syllabes, particularité qui semble provenir directement de la tradition musicale médiévale islandaise, les fameux « rímur », chorales exclusivement masculines.

Mais c'est oublier les influences reggae, roots, dub et rocksteady, qui transparaissent dans ses lignes mélodiques. Le principe que retient Björk est en effet la juxtaposition de référence d'origines fortement éloignées. Prenant concrétement l'exemple de Big time sensuality. Plus précisément le refrain :

"It takes courage, to enjoy the hardcore and gentle Big time sensuality".

La ligne mélodique de la voix sur le passage : to enjoy. Cette ligne est caractéristiquement inspiré des lignes de Peter Tosh ou de Marley.

Notez enfin, que les premières années de Bjork se font au sein de groupes de punk, puis elle passe par Londres et l'Angleterre ou la scene ragga, reggae et dub est très active.

Mais la principale caractéristique de sa carrière musicale est son goût prononcé pour les collaborations extérieures. Björk aime inviter des compositeurs et producteurs provenant des tendances les plus diverses sur ses albums (à l'exception de Debut et, dans une moindre mesure, de Homogenic, qui se veut profondément inspiré par ses racines islandaises). Cette collaboration se poursuit d'ailleurs au-delà des albums : pour presque chacune de ses chansons, Björk engage une horde hétéroclite de remixeurs pour les réinterpréter. Cette philosophie du remixage, à mille lieues des traditionnels « boum boum » prévisibles des remixes pour discothèques, trouve son point culminant dans Telegram, disque entièrement voué à cette forme musicale.

Björk collabore également hors de ses propres chansons, en apparaissant sur les albums de ses collègues et amis, tels Tricky, Leila, Hector Zazou, A Tribe Called Quest, Evelyn Glennie, ou Plaid.

Enfin, Björk considère le clip vidéo comme un prolongement à part entière de son œuvre et s'y implique pleinement. Collaborant fréquemment avec Michel Gondry (réalisateur des clips de Human Behaviour, Jóga, Bachelorette…), elle travaille également avec Jean-Baptiste Mondino, Chris Cunningham ou Spike Jonze.

Björk et l'art [modifier]

Björk participe aussi à la création artistique en dehors de la musique.

Elle débute sa carrière au cinéma en 1986 dans le rôle principal du film The Juniper Tree. Puis, elle fait un détour par la télévision dans le téléfilm Glerbrot de Matthias Johannesen où elle incarne une adolescente rebelle.

Après une apparition anecdotique en 1994 dans Prêt-à-porter de Robert Altman, elle marque les esprits dans le rôle principal de Dancer in the Dark, réalisé par Lars von Trier, film qui lui vaudra le prix d'interprétation féminine au festival de Cannes en 2000 et une nomination aux Oscars pour la chanson I've seen it all.

En photographie, Björk pose pour les photographes les plus en vogue, tels que Jean-Baptiste Mondino.

Enfin, son goût pour la mode d'avant-garde lui vaut parfois les moqueries des commentateurs, mais lui fait rencontrer une foule de stylistes parmi lesquels Alexander McQueen, qui signera la pochette d'Homogenic.

Pour ses vidéo-clips, elle fait appel à des réalisateurs de clips plus ou moins renommés comme Sophie Muller, Stéphane Sednaoui, Michel Gondry, Spike Jonze, Chris Cunningham ou Jean-Baptiste Mondino. Elle fait aussi appel à des gens plus étonnants en ce sens qu'ils ne viennent pas du monde du vidéo-clip - certains n'avaient d'ailleurs jamais réalisé le moindre film avant : les M/M (graphistes/artistes), Alexander McQueen, Nick Knight, Eiko Ishioka (grande graphiste japonaise), Lynn Fox (collectif de graphistes), John Kricfaluzi (le Tex Avery trash de Spumco), Inez van Lamsweerde et Vinoodh Matadin (artistes).

George M

Carrière professionnelle [modifier]

George Michael on Stage
George Michael on Stage

George Michael débute sa carrière en 1978 aux côtés de Andrew Ridgeley dans le groupe The EXECUTIVE; il y officiait déjà comme chanteur et compositeur. Malheureusement le succés n'est pas au rendez vous.

En 1982 un raz de marée envahie la Grande Bretagne mais aussi le monde entier GEORGE MICHAEL et son accolyte de toujours ANDREW RIDGLEY créent le groupe WHAM! avec des titres tel que Wake me up before you go-go, The Egde Of Heaven, Freedom, ou encore A différent corner.

En 1984, George Michael sort son premier titre solo "Careless Whisper" (qu'il écrit avec Andrew Ridgeley alors qu'il n'a que 17 ans) qui connait un énorme succès. En 1995, à la suite d'un sondage réalisé par une grande radio et un grand journal anglais, cette chanson sera élue "meilleure chanson de tous les temps".

En 1987, Michael sort son premier album solo "Faith" en 1987 qui contient entre autres l'énorme hit I want your sex qui intègre la bande originale du film Le flic de Beverly Hills 2, mais le clip, jugé trop provoquant, est censuré par la critique britannique et interdit de diffusion sur la BBC. La même année, il est le premier chanteur blanc à chanter en duo avec Aretha Franklin. "I Knew You Were Waiting (For Me)" est un gros succès.

Michael parvient à placer six singles (I Want Your Sex, Faith, Father Figure, One More Try, Monkey, et Kissing A Fool) à la première place des charts mondiaux et devient une immense star qui se permet de rafler les prix au nez de géants comme Michael Jackson ou Prince. 14 millions d'exemplaires sont écoulés. En 1990, George Michael veut casser son image de popstar et sort l'album "Listen Without Prejudice" qui contient le single "Freedom 90" qui est un appel à sa liberté d'artiste. L'album est un semi-échec et le chanteur entre en conflit avec Sony Music. Au début des années 1990, George Michael place plusieurs tubes au sommet des charts dont parmi les plus marquants l'excellent "Don't Let The Sun Go Down On Me" avec Elton John enregistré à Wembley et le très dance "Too Funky", deux titres dont tous les bénéfices sont reversés à la lutte contre le SIDA.

En 1993 sort l'album "Five Live" dans lequel l'artiste chante aux côtés de Queen et Lisa Stansfield.

Le procès qui s'ouvre ensuite avec Sony empêche toute nouvelle production pendant les trois années suivantes. En juillet 1995, à l'issue du procès, George Michael quitte Sony et rejoint deux maisons de disques : DreamWorks SKG pour les USA et Virgin pour le reste du monde.

Le véritable retour du chanteur a toutefois lieu en mai 1996 avec la sortie de l'album "Older" et les deux hits ravageurs "Jesus To A Child" et "Fastlove". Le chanteur a perdu son petit ami Anselmo et livre un album composé dans la douleur. Il sera récompensé du titre de "songwriter of the year" aux Brit Awards et de l'Artiste Masculin de l'Année par MTV Europe.

Le chanteur prend également sous son aile des rescapés de "boy's band" tels que Robbie Williams (ex-Take That) ou Geri Halliwell (ex-Spice Girls). Sa mère Lesley décède quelques mois après un ultime concert donné à Londres pour l'émission MTV Unplugged.

En 1999, George sort l'album de reprises "Songs From The Last Century".

En juin 2000, il accepte d'enregistrer "If I told you that", un duo avec Whitney Houston, enterrant ainsi la hâche de guerre entre les deux artistes qui ne s'étaient jamais beaucoup appréciés.

En 2003, il sort deux singles fracassants : "Freeek!" et son clip osé critiquant la pornographie puis "Shoot The Dog" dont la vidéo est un dessin animé se moquant des relations Bush-Blair en pleine crise irakienne.

En mars 2004, George Michael annonce à la BBC qu’il souhaite se retirer du business de la musique et de ce fait allait publier sur internet gratuitement ses futures compositions.

Son dernier album, "Patience", devait être le dernier à sortir dans les bacs...

En 2005, George participe au Live 8.

George Michael reprend ensuite la route en 2006 avec sa tournée intitulée "25 Live", tournée unique, car cela fait déjà 15 ans que la star n'en avait plus donné. L'artiste a sorti en novembre 2006 une compilation intitulée "Twenty five", comprenant deux ou trois disques et trois nouveaux morceaux : "An easier affair", "Heal the pain" en duo avec Paul McCartney et "This is not real love", en duo avec Mutya, membre du groupe Sugababes. Un double DVD aussi intitulé "Twenty five" est aussi sorti à la même date (compilation de 40 clips).

En 2007, George Michael est de retour: Il s'agit de la prolongation de sa tournée européenne "25 Live" dont le premier concert se déroulera le 18 Mai au Danemark.

Humanitaire [modifier]

En 1984, il participe au "Band Aid". Il écrit et interprète "Do They Know It's Christmas? " contre la famine en Éthiopie. Ce titre est en tête des hits parades anglais juste devant le titre de Wham! "Last Christmas". Michael fit don des royalties de "Last Christmas" au Band Aid puis participe au Live Aid l'année suivante.

Politique [modifier]

Michael a souvent communiqué sur ses idées politiques.

Dans les années 80, George Michael fut très critique sur le gouvernement de Margaret Thatcher et son alliance avec les USA pour les missiles de croisière.

Michael a aussi écrit "Shoot the dog", critique de l'alliance US/UK lors de la guerre en Irak. Dans le clip video de la chanson, Tony Blair est représenté par un chien qui suit partout son maitre (George W. Bush). Lors des concerts "25 live" en 2006, une poupée gonflable de près de 10 mètres de haut représentant George Bush apparait sur scène et le fidèle toutou va jusqu'à lui pratiquer une fellation.

Vie personnelle [modifier]

Homosexualité [modifier]

En 1991, George Michael fait la rencontre d'un styliste brésilien, Anselmo Feleppa. Ils ont une aventure ensemble pendant deux ans jusqu'à ce que celui-ci décède du Sida en 1993. Trois ans plus tard, Michael écrira en son hommage la chanson "Jesus To A Child" dans l'album "Older."

En 1998, le chanteur se fait contrôler et interpeller par un policier en civil de Los Angeles dans des toilettes publiques pour comportement immoral. Suite au scandale, il doit révéler publiquement son homosexualité. Cet incident a d'ailleurs inspiré le titre "Outside" et un clip vidéo mettant en scène des agents de police homosexuels. Après une décision de justice, le clip fut autorisé à la diffusion. George Michael en profite pour sortir un best of qui cartonne en cette année 1998. On y trouve avec "Outside" un autre inédit : "As" en duo avec Mary J. Blige.

En 2005 il accepte de tourner dans un documentaire relatant sa vie intitulé "A Different Story" et donne la parole à ses confrères dont Elton John, Sting, Mariah Carey ou Noel Gallagher d'Oasis.

En 2006, il prévoit de se marier avec son conjoint de longue date Kenny Goss.

Drogue [modifier]

En 2006, le chanteur a été retrouvé à quatre reprises endormi à des feux rouges au volant de sa voiture en possession de cannabis.

George Michael

, né le 25 juin 1963 à Finchley au Nord-Ouest de Londres (Royaume-Uni), de son vrai nom Georgios Kyriákos Panayótou (en grec Γιώργος-Κυριάκος Παναγιώτου), est un auteur-compositeur-interprète anglais d'origine chypriote grecque. Il a vendu plus de 85 millions de disques dans le monde et détient à son actif 11 singles et 7 albums n°1 dans les charts britanniques, et 6 singles n°1 aux États-Unis. En 2004, il était l'artiste britannique le plus joué en radio au cours de ces 20 dernières années.

 

Georges B

Georges Brassens, né le 22 octobre 1921 à Sète (alors Cette) et mort à Saint-Gély-du-Fesc le 29 octobre 1981, est un auteur-compositeur-interprète français.
 
Enfance [modifier]

Brassens passe son enfance à Sète dans la maison familiale, entouré de sa mère Elvira Dragosa, de son père Jean-Louis Brassens, de sa demi-sœur Simone, fille d'Elvira et de son premier mari , mort à la guerre, et de son grand-père paternel, Jules. Sa mère, d'origine napolitaine est une catholique d'une grande dévotion. Son père est un homme paisible, généreux, libre penseur, anticlérical et doté d'une grande indépendance d'esprit. Georges va grandir entre ces deux caractères très différents, qu'une chose réunit pourtant : le goût de la chanson. Chez les Brassens, on chante toute la journée. Entre sa mère, que Brassens qualifiera de « militante de la chanson », et Simone et Jules, tout le monde a un air à la bouche. Brassens aura tout naturellement le goût de la chanson. Il écoute inlassablement à cette époque ses premières idoles : Charles Trenet, Tino Rossi ou encore Ray Ventura et se forge une culture chansonnière, aussi abondante qu'hétéroclite, que sa mémoire conservera comme un héritage précieux. Ce qui plaît au jeune Brassens c’est surtout la musique, sa première passion. C’est par elle qu’il est venu à la chanson. Elle lui procure une sensation qu'il ne trouvera nulle part ailleurs ; il déclarera, dans un entretien accordé à son ami André Sève : « une sorte de vibration intérieure, quelque chose d'intense, un plaisir qui semble relever d'une certaine sensualité ». Il souhaite s'inscrire au conservatoire, mais sa mère y met une condition : il faut que son carnet de notes soit de meilleure qualité. Brassens n'apprendra jamais le solfège… En effet, à l'école, Georges est plus proche du cancre que de l'élève modèle et passe son temps à faire le pitre, préférant les jeux et les bagarres avec les copains du quartier aux devoirs qui l'ennuient.

Pourtant, en classe de troisième, il s'ouvre à la poésie grâce à son professeur de littérature Alphonse Bonnafé. Auparavant il écrivait déjà des petites chansons et essayait de faire le poète. Cette année-là, le jeune garçon décide de soumettre ses premiers petits travaux à Bonnafé qui juge les premières œuvres mauvaises ; mais loin de le décourager, l'enseignant lui conseille plus de rigueur et une étude approfondie des poètes. Il l'intéresse à la technique de versification et à l'approche de la rime. Son influence sur Brassens est énorme : « On était des brutes, à quatorze, quinze ans, et on s'est mis à aimer les poètes. Il faut mesurer le renversement. Grâce à ce prof, je me suis ouvert à quelque chose de grand. Beaucoup plus tard, à chaque fois que j'écrivais une chanson, je me posais la question : est-ce qu'elle plairait à Bonnafé ? ». Brassens délaisse alors un peu la chanson et rêve déjà de devenir poète.

Mais, à cette époque, c'est encore les copains qui priment tout le reste pour Georges. Il fait avec eux les quatre cents coups et se verra impliqué à l'âge de dix-sept ans dans une aventure qui le marquera pour le restant de sa vie. Dans le but de se faire un peu d'argent de poche, ils commettent quelques larcins dont les principales victimes sont leur famille et leurs proches. Georges volera ainsi une bague et un bracelet à sa sœur. Lorsque la police découvre les coupables, la petite affaire fait scandale. On parle de « pègre collégienne », de « racaille ». Certains des coupables, reniés par les leurs, resteront un mois en prison préventive. Mais Jean-Louis, indulgent, viendra chercher son fils sans tarder et rien ne décrit mieux la scène que ces quelques vers des Quatre bacheliers que lui inspira la mésaventure :

Quand il vint chercher son voleur
Sans vergogne,
On s'attendait à un malheur,
À un malheur.
Mais il n'a pas déclaré, non,
Sans vergogne,
Que l'on avait sali son nom,
Sali son nom.
Dans le silence on l'entendit,'
Sans vergogne,
Qui lui disait : « Bonjour, petit,
Bonjour petit. »
On le vit, on le croirait pas,
Sans vergogne,
Lui tendre sa blague à tabac,
Blague à tabac.

Commentaire de Brassens : « Je crois qu'il m'a donné une leçon qui m'a aidé à me concevoir moi-même. J'ai alors essayé de conquérir ma propre estime… J'ai tenté, avec mes petits moyens, d'égaler mon père. Je dis bien tenté… »

Brassens est renvoyé de son lycée, et une Mauvaise réputation lui colle à la peau dans la petite ville de Sète. Il décide de partir pour Paris, projet qui se concrétisera après une courte expérience d'apprenti maçon dans l'entreprise de son père, en février 1940, alors que la guerre a éclaté.

Pendant la guerre [modifier]

Brassens est hébergé par sa tante Antoinette, dans le XIVe arrondissement, chez qui il trouve un piano sur lequel il fait son premier apprentissage musical en autodidacte. Il obtient aussi un travail chez Renault. En mai 1940, l'usine Renault est bombardée et la France est occupée. Brassens est obligé de quitter Paris et retrouve avec beaucoup de bonheur Sète, sa famille et ses amis. Mais il sent que son avenir n'est pas ici et, après un été passé dans sa ville natale, il retourne à la capitale… et au piano de sa tante. Il n'est plus question de travailler car tout travail profite à l'occupant. Georges, conscient de ses énormes lacunes en poésie, passe ses journées dans la bibliothèque (il se lève à cinq heures du matin et se couche avec le soleil, rythme qu'il gardera la majeure partie de sa vie) à étudier, avec méticulosité et méthode, les plus grands maîtres : Villon, Baudelaire, Verlaine, Hugo… Son approche de la poésie est presque scientifique. Prenant un poème de Verlaine, il le « décortique » image par image, en saisit les moindres variations de cadence et en analyse les rimes et la manière dont elles alternent. Il acquiert ainsi un énorme bagage littéraire et écrit ses premiers recueils de poésies : Des coups d'épée dans l'eau dont la conclusion annonce déjà l'anarchisme des chansons à venir :

Le siècle où nous vivons est un siècle pourri.
Tout n'est que lâcheté, bassesse,
Les plus grands assassins vont aux plus grandes messes
Et sont des plus grands rois les plus grands favoris.
Hommage de l'auteur à ceux qui l'ont compris,
Et merde aux autres.

À la venvole est également publié grâce à l'argent de ses proches et de ses amis et, de façon plus surprenante, de celui d'une certaine Jeanne Planche, voisine d'Antoinette, sans doute la première « fan » de Brassens. Commentaire de Brassens sur ces recueils : « À l'époque, je ne faisais que régurgiter ce que j'avais appris à la lecture des poètes. Je ne l'avais pas encore transformé en miel. »

En mars 1943, Brassens est réquisitionné pour le STO (Service du travail obligatoire) et doit se rendre à Basdorf[1], en Allemagne. Il trouve le temps d'écrire mais se laisse aller à la facilité et considèrera cette période comme une perte de temps. C'est pourtant en Allemagne que sont écrits Bonhomme et Pauvre Martin, ainsi que plusieurs centaines de chansons qui termineront au feu ou seront modifiées à de nombreuses reprises avant d'atteindre leur forme définitive (comme Le Mauvais Sujet repenti) et le début de son premier roman Lalie Kakamou. Il rencontre certains de ses plus grands amis comme Pierre Onténiente qu'il surnomme « Gibraltar » car il est « solide comme un roc », et qui deviendra son homme de confiance et son secrétaire particulier.

Un an exactement après son arrivée à Basdorf, il obtient une permission de dix jours. Il est clair pour lui comme pour ses nouveaux amis qu'il ne reviendra pas en Allemagne. À Paris, il doit trouver une planque, mais Brassens qui y a mené une vie extrêmement solitaire ne connaît presque personne (il ne fréquentait qu'un ami qui l'avait suivi de Sète et quelques filles avec qui il a vécu ses premières amours). Finalement Jeanne Planche vient à son aide et lui propose de l'héberger aussi longtemps qu'il le faudra. Jeanne habite avec son mari Marcel un taudis au 9, impasse Florimont, sans gaz, sans eau ni électricité. Brassens accepte et restera chez elle vingt-deux ans : « J'y étais bien, et j'ai gardé, depuis, un sens de l'inconfort tout à fait exceptionnel ». Selon Pierre Onténiente, « Jeanne s'est éprise de Georges et Marcel n'y voyait rien puisqu'il commençait à prendre sa première biture à huit heures du matin …».

Chez Jeanne [modifier]

Influences anarchistes [modifier]

Arrivé chez Jeanne Planche, Brassens devra rester caché cinq mois en attendant la fin de la guerre. Il ne perd pas de temps et continue d'écrire des poèmes, des chansons, de composer, avec comme seul instrument un petit meuble qu'il appelle « mon tambour » sur lequel il tape le rythme. Il poursuit aussi l'écriture de son roman commencé à Basdorf. La fin de la guerre et la liberté soudainement retrouvée modifient peu ses habitudes, sauf qu'il peut récupérer sa carte de bibliothèque et reprendre son apprentissage de la poésie.

La fin de la guerre marque aussi le retour à Paris des copains de Basdorf, avec qui Brassens projette la création d'un journal à tendance anarchiste, Le Cri des gueux, qui, faute de financement suffisant, ne verra jamais le jour. Parallèlement, il monte avec Émile Miramont (copain de Sète surnommé « Corne d'Aurochs » qui inspira la chanson du même nom lorsque celui-ci décide d'abandonner l'équipe pour la sécurité d'une vie plus bourgeoise) et André Larue (rencontré à Basdorf) le « Parti préhistorique » qui vise surtout à tourner en dérision les autres partis politiques, et préconise un retour à un mode de vie plus simple. Il sera rapidement délaissé en raison du départ de Miramont. Après l'échec du Cri des gueux, il se lie à la Fédération anarchiste et écrit quelques articles virulents teintés d'humour noir (comme l'attestent ses pseudonymes : « Gilles Corbeau » et « Pépin Cadavre ») pour leur journal Le Libertaire (aujourd'hui Le Monde libertaire). Mais la fantaisie du futur chansonnier n'est pas du goût de tous et il est vite amené à rompre, sans rancune ni fracas, avec la Fédération.

Fin de l'apprentissage [modifier]

Brassens se remet entièrement à l'écriture et finit son roman en automne 1947, publié sous le titre La Lune écoute aux portes. Il n'a aucun succès. Mais ses talents de versificateur et de musicien sont arrivés à maturité. Des chansons qui deviendront célèbres sont déjà écrites comme Le Parapluie, La Chasse aux papillons, J'ai rendez-vous avec vous, Brave Margot, Le Gorille et la mise en musique du poème d'Aragon Il n'y a pas d'amour heureux. Ce poème ne reflète en rien sa vie sentimentale car, après avoir filé de nombreuses amourettes avec des « nymphes de ruisseau » et des « Vénus de barrière » (Les Amours d'antan) et vécu un véritable mélodrame avec Josette, qui lui inspira entre autres P… de toi, Une jolie fleur et La Première Fille, Brassens rencontre la femme de sa vie : Joha Heiman, surnommée « Püppchen » (« petite poupée » en allemand). Ils ne se marieront jamais (il lui écrira la Non-demande en mariage), ni ne cohabiteront mais on ne connaîtra pas d'autres aventures féminines au fidèle Brassens. Comme le dit si joliment la chanson, il a condamné la porte de son cœur « en marquant dessus : fermé jusqu'à la fin des jours, pour cause d'amour » (Embrasse-les tous).

À cette époque, Brassens acquiert sa première guitare qu'il achète avec l'aide de Jeanne à un ami. Il travaille l'instrument avec cette obstination appliquée qui lui est caractéristique et fait très vite des progrès spectaculaires. Il perfectionne sa technique de composition et surtout de mélodiste. Scandant les mots sur son « tambour », il invente des lignes mélodiques libres de toute contrainte harmonique puis les transcrit au piano et établit alors une grille d'accords riche et harmonieuse qui sera par la suite transposée (difficilement) sur la guitare.

On peut dire que la personnalité de Brassens a déjà ses traits définitifs : la dégaine d'ours mal léché, la pipe et les moustaches, le verbe libre, imagé et frondeur et pourtant étroitement soumis au carcan d'une métrique et d'un classicisme scrupuleux, le goût des tournures anciennes, le culte des copains et le besoin de solitude, une culture littéraire et chansonnière ahurissante, un vieux fond libertaire, hors de toute doctrine établie, mais étayé par un individualisme aigu, un antimilitarisme viscéral, un athéisme profond, et un total mépris du confort, de l'argent et de la considération. Il ne changera plus.

Succès fulgurant [modifier]

En 1951, il rencontre Jacques Grello, chansonnier et pilier du cabaret le Caveau de la République, qui après avoir écouté Brassens tente de l'introduire dans les cabarets parisiens. Malgré plusieurs apparitions dans différentes petites salles, Brassens, qui entonne pourtant les chansons qui feront ses premiers succès (cf. La Mauvaise Réputation) ne s'impose pas. Sur scène il est particulièrement mal à l'aise et préférerait de beaucoup avoir des interprètes.

Essuyant échec sur échec, Brassens n'est pas loin de tout abandonner. Mais Roger Thérond et Victor Laville, deux copains sétois, continuent de croire en lui, et vont lui obtenir une audition qui le lancera dans le monde de la chanson : un rendez-vous avec Patachou dans son cabaret. Comme pour chaque audition, Brassens hésite, « À quoi bon ? Cela va encore se passer comme les autres fois… », mais ses deux copains insistent et le 6 mars 1952, ils se rendent tous les trois au cabaret. Il chante pour Patachou qui est immédiatement séduite. La chanteuse l'invite à venir dès le lendemain pour sa première prestation ; les échecs successifs de Brassens ne lui font pas peur le moins du monde : « Vous resterez ici le temps qu'il faudra ! Les gens finiront bien par vous écouter ». De petites protestations de Georges, qui avait dans l'idée de prendre Patachou comme interprète et non pas de chanter lui-même, sont très vite étouffées par celle qu'il surnommera plus tard la « tigresse » : « Bien sûr je vais t'en prendre quelques-unes ; mais vous comprenez bien que Le Gorille, Corne d'Aurochs ou La Mauvaise réputation ne sont pas pour moi. Personne ne peut les chanter mieux que vous… ». Le lendemain, Brassens est mort de trac. Lorsqu'il monte sur scène, il n'a pas un salut, pas même un regard pour le public, ses premiers mots sont : « C'est à travers de larges grilles… » (Le Gorille). Pierre Nicolas, le voyant si seul, empoigne sa contrebasse pour souligner le rythme et les changements d'accords. Une collaboration de trente ans commence... Après six chansons, Brassens sort de scène comme il est entré : pas un mot, pas un regard.

Mais le succès est là. Pour la première fois, le public l'a écouté et apprécié. Dix-huit mois plus tard, il sera en tête d’affiche à Bobino. Le succès est fulgurant. Patachou le présente très vite à Jacques Canetti, génial découvreur de talents (Charles Trenet, Édith Piaf, Jacques Brel et bien d’autres) et qui est à l’époque l’homme le plus influent dans le milieu de la chanson. Pendant l’été, Brassens fait sa première tournée en compagnie des Frères Jacques et de Patachou. Avant la fin de l’année 1952, il a enregistré chez Philips, dont Jacques Canetti est le directeur artistique, une dizaine de chansons destinées à sortir progressivement au rythme de deux titres par 78 tours. Suivront trois ans pendant lesquels Brassens le casanier sillonne la France, la Suisse et la Belgique, de cabarets en music-halls, de casinos en salles de theâtre. C'est la consécration.

Brassens qui a longtemps hésité entre une carrière de poète et celle de chanteur (ou du moins d’auteur-compositeur) est maintenant lancé dans la chanson. Mais ce n’est pas par dépit qu’il a fait ce choix, contrairement à Serge Gainsbourg qui aurait voulu devenir peintre et qui disait considérer la musique comme un art mineur. Il considère que la chanson est une chose bien différente de la poésie, un équilibre entre le texte et la musique et que c’est un don qu’il possède, que de placer un mot sur une note. Ainsi, Brassens ne croyant pas en son talent pour devenir poète se lance corps et âme dans la chanson, et loin de la considérer comme une expression poétique au rabais, s’attache à écrire les meilleures possibles. Extrêmement exigeant lorsqu'il s'agit de son travail, il écrit ses chansons très lentement, les maniant et les remaniant, changeant un mot, remplaçant une image, jusqu'à ce qu'il considère qu'il ne peut aller plus loin.

Ceci ne l'empêche pas de publier en 1954 La Tour des miracles son second roman, qu’il avait fini d’écrire depuis 1950, et un ultime recueil de poèmes : La Mauvaise Réputation qui réunit en fait quelques textes de chansons (inédites pour certaines) et un long poème : Les Amoureux qui écrivent sur l’eau.

René Fallet et les copains [modifier]

Le succès amène Brassens à se constituer un nouveau cercle d’amis. Après les copains de Sète et les fidèles de l’époque des vaches maigres, (anciens de Basdorf, anars du Libertaire, amis de Jeanne et Marcel Planche) arrivent les copains de métiers. De parfaits anonymes, mais aussi quelques célébrités : Lino Ventura, Jacques Brel, Boby Lapointe, Raymond Devos, et surtout René Fallet, qui n’est pas encore connu à cette époque. Amateur de chansons, il écrit au Canard enchaîné un article dithyrambique sur le premier album de Brassens : « La voix de ce gars est une chose rare et qui perce les coassements de toutes ces grenouilles du disque et d’ailleurs. Une voix en forme de drapeau noir, de robe qui sèche au soleil, de coup de poing sur le képi, une voix qui va aux fraises, à la bagarre et… à la chasse aux papillons ». Brassens veut rencontrer ce journaliste qui lui chante tant de louanges. Ce sera un coup de foudre réciproque. Une amitié qui durera toute la vie, faite de promenades silencieuses, de longues parties de pêche et de soirées bien arrosées. C’est Fallet qui amène son compagnon à faire, en 1957, son unique apparition au cinéma. Brassens interprète le rôle de « L'Artiste » dans le film Porte des Lilas de René Clair tiré du roman de Fallet, La Grande Ceinture. On peut à peine parler d'un rôle, tant le personnage ressemble à Brassens. Il en composera la bande originale avec les titres Le Vin, Au bois de mon cœur et L'Amandier. Mais l’expérience ne lui plaît guère et on ne le reverra plus au cinéma. Fallet a aussi écrit les notes de pochettes de la collection complète des disques de Brassens.

Crespières [modifier]

Brassens se sent de plus en plus à l'étroit chez Marcel et Jeanne, à qui il avait offert leur logement de l'impasse Florimond en 1955, et ne veut plus les déranger (Jeanne a 67 ans) après 25 années de cohabitation. En 1958, il achète une propriété à Crespières dans les Yvelines, le moulin de la Bonde.

Plaque commémorativeapposée sur le moulin de la Bonde à Crespières (78)
Plaque commémorative
apposée sur le moulin de la Bonde à Crespières (78)

À la fin des années 1960, au duo de scène (Pierre Nicolas à la contrebasse et Georges Brassens à la guitare) s'ajoute pour l'enregistrement des disques un jeune guitariste, Joël Favreau.

L'une de ses chansons, Les Deux Oncles, où il renvoie dos à dos les deux camps de la seconde Guerre mondiale, lui vaut des inimitiés. Il en fera état dans une chanson ultérieure, Mourir pour des idées. En attendant, il a clairement exprimé le peu de bien qu'il pensait des mouvements politiques de toutes sortes dans Le Pluriel (voir l'étude faite sur l'anarchisme de Brassens).

Jeanne Planche meurt le 24 octobre 1968, âgée de 77 ans.

Le 6 janvier 1969, à l'initiative du magazine Rock & Folk et de la radio RTL, Georges Brassens participe à un entretien historique avec Léo Ferré et Jacques Brel, deux géants de la chanson française.

Le « zèle imbécile » de la camarde [modifier]

En novembre 1980, il est malade et est opéré d'un cancer. Pendant l'été 1981, au plus mal, il retourne au pays, à Sète. Le Jeudi 29 octobre 1981 à 23 heures 14, alors qu'il vient seulement d'avoir soixante ans, la mort qu'il a si souvent chantée et moquée, l'emporte dans le petit village de Saint-Gély-du-Fesc près de Montpellier, chez son ami et médecin Maurice Bousquet.

Il est inhumé, presque comme dans sa chanson Supplique pour être enterré à la plage de Sète (voir l'album éponyme), non pas au cimetière marin de Sète où est enterré Paul Valéry, le maître en poésie de l'humble troubadour, mais au cimetière du Py, juste au-dessus de l'étang de Thau. Ce cimetière est aussi appelé « le ramassis » car c'est le cimetière dit « des pauvres » en opposition au cimetière marin qui domine la mer.

Anecdotes [modifier]

  • Des archives sonores montrent que la chanson Les Copains d'abord a fait l'objet de trois mélodies successives très différentes (que l'on put entendre lors d'une émission sur l'auteur réalisée de son vivant) avant qu'il ne se décide pour la dernière.
  • Brassens a déclaré au chanteur Renaud que ses chansons étaient : « merveilleusement bien construites ». Ce dernier lui laissera une place de choix dans sa chanson Mon bistrot préféré et enregistrera en 1996 un album entier de ses morceaux favoris.[2]
  • Il était également proche de l'équipe de Charlie Hebdo, dont il demanda et obtint la présence pour le tournage d'un clip pour sa chanson Le Roi.
  • Georges Moustaki a composé une chanson en son honneur et en celui de son cercle d'intimes : Les Amis de Georges. À son arrivée en France, lorsqu'il francise son nom, il choisit le prénom de Georges en hommage à Brassens.
  • Jean Ferrat a également composé une chanson en son honneur : À Brassens (1964).
  • Supplique à Brassens (pour qu'il n'entre pas à l'Académie française) par Jean-Marie Vivier [3], 1972.
  • Maxime Le Forestier lui rend hommage en donnant une suite à la Supplique… dans sa chanson La Visite (album Né quelque part) ; Joël Favreau — le compositeur — n'étant pas en reste puisqu'il garde quasiment la rythmique originelle et, inversant subtilement deux accords et les passant en mode majeur, « guillerise » la chanson tout en donnant à la mélodie un air proche de l'original.
  • Les paroles de la chanson intitulée Pauvre Martin de Georges Brassens ont fait l'objet d'une adaptation en langue Kabyle par l'écrivain et poête Muhya. Le pauvre Martin devient alors "Muh n Muh" et les paroles furent chantées par le groupe Djura.

JK

Jamiroquai est un groupe britannique, mené par le chanteur Jay Kay d'origine portugaise de par son père. C’est à Londres, au début des années 90, qu’il se fait une place dans le mouvement acid jazz en plein essor. Jamiroquai impose très vite son style parmi les groupes de l’époque (Incognito, the Brand New Heavies, Galliano ou Corduroy). Aujourd’hui, le groupe a acquis une renommée mondiale, tout en ayant su faire évoluer sa musique.

Le nom Jamiroquai peut être décomposé en 2 parties. La première ‘’Jam’’ est un terme de Jazz qui fait référence à l’improvisation musicale. Le second ‘’iroquai’’ fait référence à une tribu amerindienne : les Iroquois

Après avoir échoué à une audition pour devenir chanteur du groupe Brand New Heavies, Jason Kay décide de monter son propre groupe. Le premier single de Jamiroquai, When You Gonna Learn? sort en 1992 sur le label Acid Jazz. Après le succès de ce titre, Jay Kay signe un contrat de huit albums avec Sony (aujourd’hui Sony BMG Music Entertainment). le premier album Emergency on Planet Earth est sorti en 1993. Le second The Return Of The Space Cowboy arrive en 1994 et connait le même succès.

Mais c’est en 1996, avec la sortie du troisième album Travelling Without Moving, que le groupe devient mondialement connu. Grâce au deux gros tubes Virtual Insanity et Cosmic Girl le groupe fait un carton sur le marché du disque américain. Aux MTV Video Music Awards de 1997, le clip vidéo de Virtual Insanity remporte quatre récompenses (meilleure vidéo, meilleurs effets spéciaux, meilleure mise en scène et prix de l’innovation vidéo).

Deeper Underground, un autre gros tube sorti l’année suivante, est intégré à la bande originale du film Godzilla. La chanson Canned Heat est aussi sur les bandes originales des films Center Stage (2000) et Napoleon Dynamite (2004).

Le style acid jazz des trois premiers albums devient beaucoup moins présent dans le quatrième : Synkronized (1999). Les goûts de Jay Kay se tournent petit à petit vers la funk, le disco et l'éléctro avec notamment Supersonic et Destitute Illusions et le groupe suit ce changement qui favorise les succès commerciaux. Avec leur cinquième album A Funk Odyssey, les influences disco sont devenues une évidence. Le deuxième titre de cet album Little L devient numéro 1 des hit-parades dans le monde entier.

Leur dernier album intitulé Dynamite est sorti le 20 juin 2005. Classé troisième du hit-parade britannique, il prend cette position un peu partout dans le monde. Cet album est un des plus diversifiés de Jamiroquai. On peut aussi bien y trouver des morceaux dans le plus pur style disco ((Don't) Give Hate A Chance), que des chansons aux racines jazz (Talullah). Le premier single Feels Just Like It Should est sorti en juin et le second Seven Days In Sunny June au mois août.

Début 2006, Jason Kay se dit amer d’être resté aussi longtemps avec sa maison de disque Sony BMG Music. Dans une interview avec le Sydney Morning Herald, il dit que « De nos jours, c’est 18% de musique et 82% de cette connerie de marketing… Plus tard je vais faire un album, que l’on pourra télécharger sur Internet pour 5 dollars. » Il lance aussi une remarque sur la compile ‘greatest hit’ de Jamiroquai (fin 2006) qui est purement une obligation contractuelle « En 2006, Nous sortons de cette putain d’image. Prenez votre ‘greatest hits’ et collez le vous ou je pense ». Ses différents commentaires dans une interview du Sun (« Il est temps de penser à autre chose. Je désire faire ma vie… je veux la paix, la tranquillité et rencontrer une fille charmante puis avoir plein d’enfants ».) font courir la rumeur qu’il se retire après ‘The Dynamite Tour’.

En mars 2006, Jamiroquai annonce son partenariat avec la maison de disque Colombia Records, bien qu’il soit encore affilié à Sony BMG Music.

Août 2006, le groupe annonce officiellement la sortie de son ‘greatest hits’ prévue en fin d'année. Cet album contient deux nouvelles chansons : "Runaway" et "Radio". La sortie de ce neuvième album marque la fin du contrat entre Jason Kay et Sony BMG Music. Dans Runaway; le chanteur s'adresse d'ailleurs directement à Sony BMG Music; comme l'explique la théorie de SL, plus tard confirmée par JK himself lors d'un interview au célèbre magazine anglais Blues and Soul daté du 8 novembre 2006: SL Theory

Paul and Art.

Paul Frederic Simon et Arthur Garfunkel se rencontrèrent en 1956 au Forest Hills High School à New York, où ils commencèrent à jouer tous les deux dans un groupe appelé « Tom & Jerry ». Ils commencèrent à écrire leurs propres chansons dès 1957, et ils enregistrèrent une de leurs premières chansons de rock and roll, Hey, Schoolgirl, dont les ventes estimées atteignirent 100 000 à 150 000 exemplaires.

Cependant, leurs tentatives suivantes en 1958 n'eurent pas le succès de ce coup d'essai, et le duo se sépara. Ils se retrouvèrent en 1963 grâce à leur passion commune pour la musique folk, et enregistrèrent leur premier véritable album, Wednesday Morning, 3 A.M. en 1964, qui eut un succès très mitigé. Peu de temps après l'enregistrement, le duo se sépara une nouvelle fois, et Simon partit en Angleterre, où il enregistra un album solo, The Paul Simon Song Book, en 1965. Pendant ce temps, la chanson The Sound of Silence, tirée de l'album Wednesday Morning, 3 A.M., connut un succès à retardement, à la grande surprise de Paul Simon. Il retourna alors aux États-Unis, où le groupe se reforma une seconde fois pour enregistrer de nouveaux titres dans le même style. En 1966, l'album Sounds of Silence apparut aux hit-parades, grâce notamment à la réédition du titre à succès du même nom.

En 1967, Simon & Garfunkel composèrent la bande originale du film Le Lauréat (The Graduate) de Mike Nichols. L'album fut premier au hit-parade en 1968, notamment grâce au tube Mrs Robinson, qui fut récompensé aux Grammy Awards de 1969.

Mais les relations devinrent tendues dans le duo. L'album Bridge Over Troubled Water, sorti en 1970, fut leur dernier, et ce, malgré un succès extraordinaire (n° 1 des ventes pendant six semaines, et plusieurs Grammy awards en 1971). Paul Simon et Art Garfunkel se séparèrent cette année là, alors même que les ventes de leurs Greatest hits s'envolaient. Simon s'engagea dans une carrière solo, alors que Garfunkel se dirigea vers le cinéma.

Depuis lors, Simon et Garfunkel reconstituèrent leur duo à plusieurs reprises pour des concerts exceptionnels ; comme en 1981 pour un concert gratuit à Central Park qui réunit 500 000 personnes, ou en 2003 pour l'ouverture des Grammy Awards, où ils furent récompensés pour leur contribution de plus de quatre décennies à la musique populaire. Puis en 2004, un double CD -DVD intitulé "Old Friends Live On Stage" immortalise la tournée "Old Friends Tour" en 2003 à travers les USA et L'Europe reprenant tous les standards du duo qui ont fait le succès depuis 40 ans de Paul et Art.

 
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